À Mitzic, on paie d’abord. On attend ensuite. Et souvent… on ne voit rien venir.
Depuis le 30 mai 2025, une taxe forfaitaire de 500 FCFA est prélevée sur les usagers du transport, officiellement pour nettoyer la ville, organiser les marchés et améliorer les services municipaux. Une belle promesse sur papier. Mais dans la réalité, la ville continue de s’enliser dans ses ordures.
Tas d’immondices visibles, voiries anarchiques, insalubrité persistante : difficile d’apercevoir la moindre trace de cette contribution dans le paysage urbain. À tel point que certains habitants parlent désormais d’une ville transformée en décharge municipale à ciel ouvert.
Face à cette contradiction flagrante entre taxe et service, un citoyen, Jean Atoukouele, a décidé de passer de la colère à l’action. Plainte officielle déposée à la mairie, correspondance transmise au préfet : la contestation entre désormais dans les registres administratifs.
Sa question est simple, mais redoutable :
Pourquoi faire payer les usagers les plus modestes, pendant que les acteurs économiques, véritables bénéficiaires de l’activité urbaine, restent largement à l’écart ?
Car pendant que les passagers comptent leurs pièces, la salubrité, elle, ne compte toujours pas parmi les priorités visibles.
En toile de fond, un principe malmené : l’équité fiscale. Celui-là même que les discours officiels brandissent à longueur de tribunes, mais que le terrain contredit chaque jour.
Reste à savoir si cette plainte réveillera la conscience municipale… ou si les 500 francs continueront de financer uniquement la poussière et les promesses.
À Mitzic, paie-t-on pour une ville propre… ou pour apprendre à vivre avec les ordures ?
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