Dans le Woleu-Ntem, le cas de l’école catholique Saint-Joseph de Mitzic n’est pas une exception, mais le symptôme d’un malaise plus profond. Bâtiments dégradés, infrastructures vieillissantes, conditions d’apprentissage précaires : dans plusieurs localités de la province, des établissements relevant de l’enseignement catholique peinent à offrir un cadre digne aux élèves. À Mitzic, il aura fallu l’alerte d’un citoyen et l’intervention d’une fondation extérieure pour enclencher une réhabilitation d’urgence.
Ce constat soulève une question de fond, de plus en plus présente dans les esprits : où passent les ressources mobilisées chaque année par l’Église catholique dans la province ? Entre quêtes, contributions des fidèles et divers soutiens, des moyens importants sont collectés au nom de la mission éducative et sociale. Pourtant, sur le terrain,
certaines écoles donnent l’impression d’être laissées à elles-mêmes, comme si l’entretien et la modernisation n’étaient plus une priorité.
Si l’exemple de Mitzic permet aujourd’hui d’éviter un drame, il met surtout en lumière une réalité qui dépasse cette seule localité. Dans le Woleu-Ntem, la question de la gestion des établissements confessionnels mérite d’être posée sans détour. Car pendant que les discours valorisent l’éducation, de nombreux élèves continuent d’évoluer dans des conditions qui interrogent. Une situation qui appelle désormais à plus de transparence, de responsabilité et d’actions concrètes.
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