Transport interurbain : Medouneu réglemente les tarifs face à la dégradation de la route

Publié le 9 février 2026 à 13:39

Par une note circulaire datée du 3 février 2026, l’édile de la commune de Medouneu a officiellement fixé les tarifs de transport sur l’axe Libreville-Kougouleu-Medouneu. Cette intervention administrative vise à mettre un terme à l’instabilité des prix qui pénalisait les populations du Haut-Komo.Une réponse à la grogne des usagers
Depuis plusieurs mois, le trajet entre la capitale gabonaise et le département du Haut-Komo était devenu une source de préoccupation majeure. La dégradation avancée de la chaussée avait entraîné une hausse incontrôlée des coûts du transport, les opérateurs économiques justifiant ces tarifs par l’entretien coûteux de leurs véhicules. Face à ce qui s’apparentait à une dérive tarifaire, le Maire de Medouneu, Henri Claude Obame, a décidé d'exercer son pouvoir de police administrative pour protéger le pouvoir d'achat de ses administrés.

Un compromis issu de la concertation
Loin d’être une décision unilatérale, cette nouvelle grille tarifaire est le fruit d’un processus de dialogue. La note précise que des échanges « fructueux » ont eu lieu à la gare routière de Medouneu avec les chauffeurs et les chargeurs.
Surtout, des réunions décisives se sont tenues à Ntoum les 16, 17 et 18 janvier 2026. Ces rencontres ont mobilisé un large spectre des forces publiques, notamment : Le Secrétaire Général de la préfecture de Ntoum ; Le Commandant de compagnie Adjoint ; Le Commissaire de police ;
Le Commandant de brigade. Les tarifs désormais en vigueur

La nouvelle tarification, rétroactivement applicable depuis le 1er février 2026, est désormais la norme sur cet axe routier : Cabine : 15 000 F CFA
Caisse : 10 000 F CFA. Cette distinction entre la cabine et la caisse permet de maintenir une option plus abordable pour les voyageurs, tout en garantissant un revenu stable aux transporteurs. Vers une application stricte de la loi. L'autorité municipale a tenu à accompagner cette mesure d'un avertissement ferme. La note stipule clairement que « tout contrevenant à ces dispositions s'exposera à des sanctions prévues par la loi ». Pour assurer le suivi sur le terrain, des copies du document ont été transmises aux services de la Gendarmerie et de la Direction Générale de la Documentation et de l'Immigration (DGDI). Pour les résidents et les voyageurs réguliers, cette homologation apporte une visibilité nécessaire, bien que le défi de la réhabilitation pérenne de l'axe Libreville-Medouneu demeure l'attente principale des populations locales pour désenclaver totalement la zone. Souhaitez-vous que j'ajoute un encadré avec les réactions fictives des syndicats ou une analyse sur l'impact économique pour les commerçants de la région ?

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.